Il y a une chose que j’ai compris : partir à l’étranger, ça ne se joue pas au moment où on prend l’avion. Ça se joue des mois avant, dans des détails que personne ne vous explique.
Un tampon qui n’est pas le bon. Une date limite passée de trois jours. Une assurance qui ne compte pas. Une école qui ne donne pas droit au visa.
Rien de dramatique, pris un par un. Mais mis bout à bout, ça fait une année perdue.
Ce qu’on ne vous dit pas
J’ai quitté Libreville il y a presque vingt ans pour apprendre l’anglais au Cap. Je ne connaissais presque personne. J’ai appris comme tout le monde apprend : en me trompant.
Ce n’est pas grave de se tromper quand on a le temps. Mais une famille qui prépare le départ d’un enfant, ou quelqu’un qui doit se faire soigner, n’a pas ce luxe.
Okoumé est né de là. Pas d’une idée de business — d’une accumulation de choses que j’aurais aimé qu’on me dise.
Pourquoi ce nom
L’okoumé, c’est notre arbre. Solide, précieux, recherché. Pendant des générations, on l’a coupé et exporté. Sa valeur partait ailleurs.
Okoumé prend le chemin inverse : au lieu d’exporter le bois, faire venir les gens — et ramener la valeur vers le Gabon.
C’est une image, mais elle dit assez bien ce qu’on fait. On accompagne des Gabonais vers l’Afrique du Sud pour étudier, s’installer ou se soigner. Et on fait découvrir le Gabon à ceux qui ne le connaissent pas encore.
Deux sens. Une seule route.
Concrètement
On ne fait pas cent destinations. On fait un corridor : Libreville–Le Cap, dans les deux sens, et on le fait sérieusement.
Ce qui veut dire aussi qu’on vous dira quand ça ne vaut pas le coup. Quand le budget ne tient pas. Quand l’école n’est pas la bonne. Quand il vaut mieux attendre un an et partir bien préparé.
C’est moins vendeur qu’une brochure. Mais c’est plus utile.
Et maintenant
Ce blog servira à ça : partager ce qu’on apprend en le faisant. Les démarches, les délais réels, les erreurs à éviter, et quelques histoires du chemin.
Si vous préparez quelque chose entre le Gabon et l’Afrique du Sud, écrivez-moi. Le premier échange ne coûte rien.
— Pradino